ESSAI HISTORIQUE DE LA CORPORATION MUNICIPALE DE SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU

LA VOIRIE MUNICIPALE : Les rues du Village

Période : 1856-1900



Plan sur Google Maps Saint-Marc-sur-Richelieu (2008)


A : Église | B : Cimetière (ancien) | C : Chemin de front première concession (rue Richelieu)

D : Chemin de ligne de l'Église (Montée de Verchères) | E :(chemin entre l'église et le presbytère)

F : A déterminer (partie de la rue de la Fabrique) | G : A déterminer (rue du Quai)

H : A déterminer (rue Des Prés)


  Au départ, j’ai trouvé difficile de situer les actes du conseil dans la gestion des chemins du village. C'est pourquoi j’ai beaucoup de réserve sur la véracité des plans que je vous présente. Ces plans, même imparfaits, nous aident à mieux comprendre l’entretien et les rénovations de ces rues.


 Le 4 août 1856, le conseil prend connaissance du procès verbal du surintendant du comté de Verchères concernant les rues du village.

Le conseil amende ce procès verbal comme suit :

La rue de descente entre les terrains de messieurs Fraser, Desmarets et Senécal  devra avoir cinquante pieds de large et la rue transversale joignant le chemin de ligne devra avoir cent pieds de large. Elles seront ouvertes et construites que par ceux qui l’avoisinent alors et ces amendements seront publiés à la porte de l’Église. À mon avis, ce segment de rue comprend les segments portant les codes G et F sur le plan ci-dessus. Le chemin de ligne mentionné m’apparaît comme identifié par la Lette D.

 Le 11 octobre 1856, le conseil procède à un nouvel amendement des rues du village par l’ajout suivant :

La rue ne sera ouverte qu’au fur et à mesure que les propriétaires voisins viendront ou concéderont des emplacements sans déranger les voisins existants.

Le procès verbal est homologué sauf les deux amendements.

 Le 6 novembre 1856, le conseil demande au maquiller en charge de faire faire les fossés de chaque côté du chemin de la fabrique (à ne pas confondre avec le présent chemin de la Fabrique) et le fossé coupant le chemin avec un bon pont. On peut présumer qu’il s’agit d’un chemin qui passerait entre l’ancien cimetière et le presbytère identifier avec le code E.


Le 6 novembre 1860, le conseil demande au marguiller responsable de la fabrique de faire faire les fossés de chaque côté du chemin de la fabrique et le fossé coupant le chemin avec un bon pont. D’après moi, le chemin mentionné est identifié par le code E.


Le 4 avril 1864, le conseil homologue le règlement portant le numéro 15. Ce règlement a pour objet de régir les travaux à faire sur le chemin de la première concession. Ces travaux consistent à améliorer et à rehausser ledit chemin vis-à-vis le terrain de la fabrique. Le règlement précise que le chemin doit être rehaussé d’un pied au milieu du chemin en diminuant graduellement de chaque côté sur une largeur de dix-huit pieds. Le recouvrement sera de pierre recouverte de terre. Tous les propriétaires de la paroisse sont tenus de charroyer quatre voyages de petites pierres. La fabrique est tenue de faire les fossés de chaque côté. Les travaux seront faits dans le cours du mois de juin sous la surveillance de monsieur Ludger Quintal. Le marguiller responsable ou la fabrique doit voir à labourer la partie susdite du terrain et à enlever la terre provenant dudit labour, et ce, avant d’y mettre la pierre et ensuite remettre la terre pour couvrir la pierre.

 

 

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Le 5 juillet 1864, le conseil amende le règlement numéro 15 de manière à ce que la fabrique soit déchargée des travaux.

Chaque propriétaire de terre, à l’exception des terres à bois du grand coteau, est tenu de charroyer un voyage de petites pierres par trente arpents possédés et que chaque autre propriétaire d’emplacement est tenu de charroyer deux voyages de petites pierres seulement. La largeur du chemin est ramenée à dix pieds de largeur.

Le 21 juillet 1864, le conseil prend connaissance d'un rapport d’inspection voulant que des personnes ne fassent pas leur entretien. En conséquence, le conseil autorise l’inspecteur à faire faire les travaux par d'autres personnes.

Un avis de motion est donné par un conseiller pour passer un nouveau règlement d’amendement du règlement pour le chemin en face de la fabrique de manière à ce que la quantité de pierre charroyée soit répartie sur l’évaluation des propriétés. La motion n'est pas appuyée.


En juin 1866, le conseil ordonne à l’inspecteur Théodule Meunier-dit-Lapierre de faire enlever les embarras ou nuisances qui obstruent la rue (code G) qui passe entre les propriétés de John Fraser et Jodoin. Le mois suivant, le conseil reçoit le rapport qui indique que « ce n’est pas si pire que ça ».


Le 8 avril 1889, le conseil autorise le maire à faire réparer les passages en bois qui traversent la route d’en haut de l’église et la rue entre les emplacements de madame François Desjourdin et Monsieur Jean Baptiste Laurin aux points de leurs intersections avec le chemin de la première concession. Ces passages sont situés, l’un à l’intersection des codes C et D et l’autre C et H. Dans son étude sur les maisons du village, madame Nicole Lamarre mentionne que la famille Desjourdin habitait la résidence sise aujourd'hui à l’intersection des rues Des Prés et Richelieu. La famille Laurin habitait celle de l’autre côté de la rue Des Prés.


En mars 1890, le conseil autorise le chargement d’une partie de la route de l’Église. Cette partie est située à l’arrière de l’ancien cimetière indiqué comme une partie du code D, en arrière du code B. Ce chargement doit être comblé avec de la pierre et il est rendu nécessaire vu que l’entretien devient de plus en plus difficile.


Procès-verbal : partie rue du village

Le 3 juillet 1893, le conseil homologue une résolution concernant une partie de rues du village. J’ai difficilement interprété ce tracé sur la photo ci-dessous. La description donnée dans le procès-verbal mentionne que la rue passe entre les terres de Marc E. Ducharme sur le lot 50 et celles de Monsieur Rodrigue Desmarais sur les lots 52 et 53 et traverse le lot 50 jusqu’à la route publique. Je crois qu’il s’agit ici du chemin de la première Concession. Ce chemin passe également entre l’emplacement de Monsieur Antoine Blain, un petit terrain du dit Marc Ducharme et le terrain de la Fabrique du côté sud-est et le reste de la terre dudit Marc Ducharme sur le lot 50 du côté nord-ouest. Il est mentionné que cette route soit verbalisée jusqu’à ladite route comme chemin de route en partie et comme chemin de front en autre partie.

 


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Publication : 5 mars 2010

Réalisation : Jacques Hébert

Société d'Histoire de Cournoyer