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ESSAI HISTORIQUE DE LA CORPORATION MUNICIPALE DE SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU LA VOIRIE MUNICIPALE : Les rues du Village Période : 1856-1900 |

Plan sur Google Maps Saint-Marc-sur-Richelieu (2008)
A : Église | B : Cimetière (ancien) | C : Chemin de front première concession (rue Richelieu)
D : Chemin de ligne de l'Église (Montée de Verchères) | E :(chemin entre l'église et le presbytère)
F : A déterminer (partie de la rue de la Fabrique) | G : A déterminer (rue du Quai)
H : A déterminer (rue Des Prés)
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Au
départ, j’ai trouvé difficile de situer les actes du conseil dans la
gestion des chemins du village. C'est pourquoi j’ai beaucoup de réserve
sur la véracité des plans que je vous présente. Ces plans, même
imparfaits, nous aident à mieux comprendre l’entretien et les
rénovations de ces rues.
Le conseil amende ce
procès verbal comme suit :
La rue de descente
entre les terrains de messieurs Fraser, Desmarets et Senécal
devra avoir cinquante pieds de
large et la rue transversale joignant le chemin de ligne devra avoir
cent pieds de large. Elles seront ouvertes et construites que par ceux
qui l’avoisinent alors et ces amendements seront publiés à la porte de
l’Église. À mon avis, ce segment de rue comprend les segments portant
les codes G et F sur le plan ci-dessus. Le chemin
de ligne mentionné m’apparaît comme identifié par la Lette
D.
La rue ne sera
ouverte qu’au fur et à mesure que les propriétaires voisins viendront ou
concéderont des emplacements sans déranger les voisins existants.
Le procès verbal est
homologué sauf les deux amendements. Le 6 novembre 1860, le conseil
demande au marguiller
responsable de la fabrique de faire faire les fossés de chaque côté du
chemin de la fabrique et le fossé coupant le chemin avec un bon pont
Le 4 avril 1864, le conseil homologue le règlement portant le
numéro 15. Ce règlement a pour objet de régir les travaux à faire sur le
chemin de la première concession. Ces travaux consistent à améliorer et
à rehausser ledit chemin vis-à-vis le terrain de la fabrique. Le
règlement précise que le chemin doit être rehaussé d’un pied au milieu
du chemin en diminuant graduellement de chaque côté sur une largeur de
dix-huit pieds. Le recouvrement sera de pierre recouverte de terre. Tous
les propriétaires de la paroisse sont tenus de charroyer quatre voyages
de petites pierres. La fabrique est tenue de faire les fossés de chaque
côté. Les travaux seront faits dans le cours du mois de juin sous la
surveillance de monsieur Ludger Quintal. Le marguiller responsable ou la
fabrique doit voir à labourer la partie susdite du terrain et à enlever
la terre provenant dudit labour, et ce, avant d’y mettre la pierre et
ensuite remettre la terre pour couvrir la pierre
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Chaque propriétaire de terre, à l’exception des terres à bois du grand
coteau, est tenu de charroyer un voyage de petites pierres par trente
arpents possédés et que chaque autre propriétaire d’emplacement est tenu
de charroyer deux voyages de petites pierres seulement. La largeur du
chemin est ramenée à dix pieds
Le 21 juillet 1864, le conseil prend connaissance d'un rapport
d’inspection voulant que des personnes ne fassent pas leur entretien. En
conséquence, le conseil autorise l’inspecteur à faire faire les travaux
par d'autres personnes.
Un avis de motion est donné par un conseiller pour passer un nouveau
règlement d’amendement du règlement pour le chemin en face de la
fabrique de manière à ce que la quantité de pierre charroyée soit
répartie sur l’évaluation des propriétés. La motion n'est pas appuyée. En juin 1866, le conseil
ordonne à l’inspecteur Théodule Meunier-dit-Lapierre de faire enlever
les embarras ou nuisances qui obstruent la rue (code G) qui passe entre
les propriétés de John Fraser et Jodoin. Le mois suivant, le conseil
reçoit le rapport qui indique que « ce n’est pas si pire que ça ». Le 8 avril 1889, le conseil autorise le maire à faire
réparer les passages en bois qui traversent la route d’en haut de
l’église et la rue entre les emplacements de madame François Desjourdin
et Monsieur Jean Baptiste Laurin aux points de leurs intersections avec
le chemin de la première concession. Ces passages sont situés, l’un à
l’intersection des codes C et D et l’autre
C et H. Dans son étude sur
les maisons du village, madame Nicole Lamarre mentionne que la famille Desjourdin habitait la résidence sise aujourd'hui à l’intersection des
rues Des Prés et Richelieu. La famille Laurin habitait celle de l’autre
côté de la rue Des Prés. En mars 1890, le conseil autorise le chargement d’une
partie de la route de l’Église. Cette partie est située à l’arrière de
l’ancien cimetière indiqué comme une partie du code D, en arrière du
code B. Ce chargement doit être comblé avec de la pierre et il est rendu
nécessaire vu que l’entretien devient de plus en plus difficile. Procès-verbal : partie rue du village Le 3 juillet 1893, le conseil homologue une
résolution concernant une partie de rues du village. J’ai difficilement
interprété ce tracé sur la photo ci-dessous. La description donnée dans
le procès-verbal mentionne que la rue passe entre les terres de Marc E.
Ducharme sur le lot 50 et celles de Monsieur Rodrigue Desmarais sur les
lots 52 et 53 et traverse le lot 50 jusqu’à la route publique. Je crois
qu’il s’agit ici du chemin de la première Concession. Ce chemin passe
également entre l’emplacement de Monsieur Antoine Blain, un petit
terrain du dit Marc Ducharme et le terrain de la Fabrique du côté
sud-est et le reste de la terre dudit Marc Ducharme sur le lot 50 du
côté nord-ouest. Il est mentionné que cette route soit verbalisée
jusqu’à ladite route comme chemin de route en partie et comme chemin de
front en autre partie.
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Publication : 5 mars 2010
Réalisation : Jacques Hébert
Société d'Histoire de Cournoyer
