RÉNOVATIONS ET ACQUISITIONS

Sculptures de la voûtes

Le notaire Charles Robert, de Saint-Marc, enregistre le contrat de sculpture de la voûte de l'église le 13 janvier 1875. (AFSM Pièce détachée no. 37). Le contrat est confié au sculpteur Victor Bourgeault, formé par des disciples de l'école de Quévillon.

Détail d'un panneau de la nef (1875)

 

 

(Photo Stéphanie Mondor, collection Georges Bellemare, auteur)

Panneau et rosace du fond de la voûte d'un transept (1875)

 

(Photo Stéphanie Mondor, collection Georges Bellemare, auteur)

INSTRUMENTS DE MUSIQUE

1864: Un harmonium touché par messieurs Z. de Saint-Aubin N.P. et Toussaint Maleault instituteur. (AFSM-20 RCDM Année 1864)

1875: Le 8 du mois d'août, un orgue de douze cent piastres (Ibid. Année 1875), acheté à Saint-Hyacinthe auprès de Eusèbe Brodeur, disciple de Casavant. Le 11 septembre 1881, on déménage l'orgue du petit jubé de la chapelle de la Vierge au grand jubé (ibid. Année 1881) L'orgue a besoin d'air, on paie dix piastres par an à Jean Hili pour souffler l'orgue. En 1902, R. Noël est engagé comme organiste et H. Gervais est maître-chantre. L'orgue est remplacé par un autre et vendu cent dollars en 1913. (Ibid. Année 1913)

1909: Le 5 septembre 1909, un nouvel orgue à traction mécanique et fabriqué par la maison Casavant de Saint-Hyacinthe est inauguré et bénit. On installe en 1931 une soufflerie électrique, tout en gardant les soufflets manuels, en cas de panne électrique. Ces soufflets manuels ont été utilisés pour la dernière fois un peu avant l960, lors d'une panne d'électricité.

LES PREMIÈRES CLOCHES

1795: Cloche sans nom pour la chapelle-presbytère; elle est vendu à la paroisse de Saint-Pie en 1832

1832: Le 6 juillet une nouvelle cloche est bénite. La cloche porte le nom de "Joseph". (AFSM-RADM 6 juillet 1830)

1875: On ajoute deux nouvelles cloches au clocher. Ces cloches sont bénites le 23 décembre. Elles portent les noms suivants: "Françoise" et "Marie". (AFSM-2oRCDM (Acte inscrit à la fin du registre tête bêche) 23 décembre 1875)  Ces cloches sont remplacées par de nouvelles cloches en 1909, lors de la restauration de l'église.

1909: Quatre nouvelles cloches remplacent celles qui ont carillonné l'appel des premiers fondateurs de notre paroisse. En plus de rassembler ses paroissiens aux services religieux réguliers et extra-ordinaires, entre 1795 et 1909, ces premières cloches ont célébré la joie des 5813 naissances lors de la célébration du baptême, ressenti la douleur des 3119 décès lors de la célébration des funérailles et assisté joyeusement aux 1053 unions lors de la célébration du mariage.

Les quatre nouvelles cloches, don du Seigneur et de la Seigneuresse Blanchard, ont reçu les noms de:

"Pie-Xiste-Marc-Etienne" sonne en Si bémol.

"Viginie-Etiennette-Stella" sonne en Ré bémol.

"Alphonse-Georges-Marie-Blanche" sonne en Do.

"Marie-Françoise" sonne en Fa.

En 1951, Dominique Cogné, de Montréal, remplace les chevalets et les roues par d'autres en acier et change pour des neufs les <<trois tintons pour frapper à l'extérieur de la cloche >> (AFSM-3o RCDM pages 146-147)

CORBILLARD

1856: Première mention de l'acquisition d'un corbillard: En 1895, par mandement de l'évêque, est formée "La Société du Nouveau Corbillard" qui est placée sous la tutelle du curé. Le vieux corbillard est vendu 10$.

Charnier (Photo Stéphanie Mondor, Collection Georges Bellemare)

 

CHARNIER

1862: Sur le terrain du cimetière entourant l'église est construit un charnier en pierre des champs et pierre de taille, toiture en tuiles de tôle à la canadienne, croix de fer battu et forgé.

Je me rappelle qu'encore dans les années 1940, on conservait des corps dans le charnier durant la saison d'hiver. On nous racontait toutes sortes de légendes à cet effet.

Quand je servais la messe à la chapelle de l'école, je devais prendre ma soutane et mon surplis dans la sacristie de l'église. Je devais passer près du charnier pour me rendre à l'école. Quand il y avait un cadavre dans le charnier, mon imagination s'amplifiait et je n'étais pas trop rassuré.

Presbytère vers 1996 

(Photo Stéphanie Mondor, collection Georges Bellemare)

Presbytère vers 1910-1920 

(Photo de J.L. Cartier Photographe de Saint-Antoine-sur-Richelieu Collection Robert Dufort)

PRESBYTÈRE

Après la construction de l'église, la chapelle au-dessus du presbytère est désaffectée et convertie en salle publique. L'aspect extérieur reste le même jusqu'au quatrième quart du XlXe siècle. En 1885 l'évêque ordonne la construction d'un nouveau presbytère. L'exécution des travaux est confiée à Joachim et J.B. Reid en 1887(AFSM-Registre 1886 Les Syndics de la paroisse de Saint-Marc). On recouvre les murs extérieurs de 1793 construits en pierre des champs , avec de la pierre à bosses, ce qui explique leur épaisseur actuelle. L'ancienne chapelle sous les combles, devenue salle publique, fait place à un étage et l'ancienne toiture à deux versants disparaît et on élève un toit à la Mansart.

RÉNOVATION ET AGRANDISSEMENT DE L'ÉGLISE

En 1900, l'Ordinaire demande d'agrandir l'église de Saint-Marc. En l'an 1908 on procède à des modifications importantes de la première église. Entre autres réparations, on projette de redresser le jubé de Noiseux et de changer le système de chauffage à eau chaude pour un à air chaud. Mais en définitive, on s'accorde pour supprimer la façade afin d'allonger l'église de douze pieds, et de construire une nouvelle façade en pierre à bosses telle que nous la connaissons maintenant, avec un nouveau clocher au goût du jour.

L'intérieur n'échappe pas à la modernisation. La chaire de Quévillon se voit mutilée. Les six côtés correspondant à la forme de l'abat-voix qui la surplombe, sont réduits à quatre côtés; et on l'installe sur roulettes. Le banc d'oeuvre réservé aux marguilliers est tout simplement supprimé et on suspend, sur le trumeau, un énorme crucifix de plâtre masquant la délicate sculpture de Quévillon. La balustrade de Quévillon est remplacée et fixée en ligne droite. Le maître-autel est reculé et deux portes sont pratiquées dans le mur pour communiquer avec la sacristie. Le chemin couvert est refait en pierre des champs. (AFSM Devis du 3 janvier et du 4 mars 1908)

La famille Victor Ducharme donne, en 1908, le chemin de croix qui est toujours dans l'église, et Alfred Beaudry, demeurant aux États-Unis, assume le coût du vitrage de l'église. C'est la même année que le gaz d'éclairage y est installé. (Idib.)

En 1959, l'entreprenant curé Fournier convoque tous les paroissiens se donnant la main pour peindre tout l'intérieur de l'église, le tout dans différents tons de verts et de roses selon le goût du jour. J'ai personnellement participé à cette corvée.

AUTRES PROJETS

1908: Construction de deux hangars pour les voitures à l'arrière du terrain de la Fabrique.

1920: Les trottoirs de bois autour de l'église sont remplacés par d'autres en ciment

1925: L'église s'illumine à l'électricité.

1943: Une salle paroissiale est construite par le remuant curé Senay et en 1967, elle est cédée à la municipalité et une partie du terrain de la Fabrique est vendue pour y déménager la salle là ou elle est encore aujourd'hui.

DIOCÈSES

La paroisse de Saint-Marc appartient au diocèse de Québec lors de sa fondation. Lorsque le diocèse de Montréal est cédé, Saint-Marc y est annexé le 13 mai 1836. Le diocèse de Saint-Hyacinthe est fondé en 1852. La paroisse de Saint-Marc n'est prise officiellement sous l'autorité de l'évêque de Saint-Hyacinthe que le 9 octobre 1855. (AFS. Pièce détachée no 28)

RECONNAISSANCE CIVILE

La paroisse de Saint-Marc est reconnue civilement par le gouvernement le 10 juillet 1830 sous le nom de Paroisse de Saint-Marc-de-Cournoyer, aujourd'hui Saint-Marc-sur-Richelieu.

CONCLUSION

Suite au recherche de monsieur Bellemare, confirmé par Isidore Desnoyers, nous constatons que non seulement le cimetière autour de l'église semble bien n'avoir jamais été bénit, mais que l'église elle-même ne l'a jamais été non plus.

Une fois que la construction d'une église est terminée, on procède à sa bénédiction et à la rédaction d'un acte officiel de la cérémonie. Ce fut le cas pour la chapelle-presbytère de Saint-Marc. Mais pour ce qui est de notre église, nous n'avons trouvé, ni aux archives de la Fabrique de Saint-Marc, ni aux archives le l'évêché de Saint-Hyacinthe, aucun acte de la bénédiction de l'église de Saint-marc.

Comment une telle lacune aurait-elle pu se produire? Nous savons, d'une part que l'église est construite entre 1798 et 1801, et d'autre part, que le curé fondateur J. Martel meurt à 52 ans au presbytère de Saint-Marc le 1er décembre 1800, alors que l'église n'est pas encore terminée. Nous présumons donc que, dans le contexte de vives émotions dû au décès prématuré du très aimé curé Martel, le départ du vicaire Consigny et la nomination pour deux ans seulement du curé Duval, on a tout simplement oublié la cérémonie de la bénédiction de l'église. Par la suite, on a toujours cru qu'elle avait été bénite.

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Page réalisée par: Jacques Hébert
Page publiée en
février 2004
Page modifiée le 3 mars 2008