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CONSTRUCTION DE LA PREMIÈRE ÉGLISE DE LA PAROISSE DE SAINT MARC DE COURNOYER AUJOURD'HUI, SAINT MARC SUR RICHELIEU |
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Église de Saint-Marc 1798 (photo anonyme, collection de l'auteur GeorgesBellemare) |
Nous
savons maintenant que le presbytère-chapelle a été inauguré le 17 décembre
1793. Trois
ans plus tard, le 10 janvier 1796, 43 tenanciers se réunissent et signent
une pétition adressée à l'évêque de Québec, pour obtenir la permission de
construire une église. Le
presbytère-chapelle ne répond plus aux attentes des paroissiens. La pétition
est rédigée par le notaire
Jean-Marie Mondelet,
résident de
Saint-Marc.
recherche Georges Bellemare : A.N.Q.M. Minutier Jean-Marie Mondelet, 10
janvier 1796 Le
3 février 1797, les syndics enregistrent le devis et les prévisions pour la
construction de leur église. La répartition est aussi prévue. (détail dans
Album 1792-1992) Le
4 juillet 1799, le bon curé
Joseph Martel procède
à la bénédiction de la première pierre de son église. (AFSM-10
Année 1799)
Nous savons que monsieur Martel décède l'année suivante et il est remplacé
par Joseph Duval-Lelièvre (1800-1802).
Gérard
Morisset, éminent historien de l'art du Québec, est le seul à
reconnaître que c'est à Saint-Marc (Verchères) que l'abbé Pierre
Conefroy applique pour la première fois ses plans et devis d'une église.
(Gérard
Morisset, L'architecture en Nouvelle-France, Québec, page 56 :
collection Champlain) L'intérieur
de l'église s'achève et les bancs sont installés au cours de l'année 1801.
Suivant nos informations, il appert que les paroissiens de Saint-Marc
inaugurent leur église à l'automne 1801 et il est certain que la messe de
Noël y est célébrée pour la première fois. (voir
notes)
Louis-Amable Quévillon (1749-1823) Durant quatre
ans, Quévillon et ses élèves ont exécuté un chef-d'œuvre que nous pouvons
voir encore aujourd'hui. Il a subi quelques mutilations au cours des années,
mais nous reconnaissons toujours cette œuvre exceptionnelle. En 1812, il
complète la décoration des sculptures par l'application d'or en feuille.
Source : Gérard Morisset : « des
ensembles du Maître
(Quévillon), dont il ne reste que celui de Saint-Marc (Verchères) »
(Coup d'œil sur les arts en Nouvelle-France, Québec 1941, page 36)
Source :
Georges Bellemare;
L'exécution de cet ensemble de Quévillon est immortalisée par un acte
sous seing privé, rédigé en deux exemplaires, renfermant tous les
détails des travaux nécessaires à sa perfection. Fort heureusement, un
prêtre soucieux de conserver une telle pièce, sans doute le très
apprécié curé Arsenault, l'a insérée dans le registre des comptes et
délibérations des marguilliers, la juxtaposant au procès-verbal de la
réunion du 11 mars 1804 qui ratifie ce même marché par la majorité des
tenanciers de la paroisse. Ce contrat, écrit de la main du sympathique
curé Cherrier, n'ayant pas été passé devant notaire ou déposé dans un
greffe notarial, demeure le seul et unique exemplaire qui existe
maintenant. Monsieur Bellemare, auteur des articles sur la paroisse dans
l'album 1792-2002, a retranscrit intégralement ledit acte dans l'album.
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Église de Saint-Marc-sur-Richelieu 1908-2004 |
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Façade Ouest Rue Verchères (photo; Huguette Vary Hébert) |
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1801 |
2004 |
Clocher 1801 Élevé
sur un plan octogonal, le clocher en charpente à doubles lanternes
ajourées de la nouvelle église de Saint-Marc demeure un des plus beaux
du Québec. La justesse de ses proportions s'harmonise on ne peut mieux
avec la façade de l'église. Le profil de sa ligne sobre lui confère une
grâce et une élégance rappelant l'esprit bien français du XV111ième
siècle qui est à l'origine de notre architecture québécoise adaptée à
nos conditions climatiques. L'ensemble, d'un goût juste, dégage une
impression de sérénité et de noblesse. L'église
de Lacadie, construite en 1801, est semblable au premier clocher de
Saint-Marc. (Source : album 1792-1992,
Georges Bellemare) |
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Photo Stéphanie Mondor, collection Georges Bellemare, auteur de l'article dans l'album |
En
l'an 1802, acquisition d'un chandelier pascal. (240 livres) Ce
chandelier est l'oeuvre de Joseph Roy et on le voit encore aujourd'hui
lors de certains services religieux. De
forme torchère Louis X1V, sa base est ornée de trois médaillons figurant
le Christ, sa mère et Saint-Pierre. |
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En
l'an 1806, acquisition de la première toile, oeuvre de Augustin Wolff
d'origine allemande. Gérard Morisset constate sa disparition en 1941.
(coût:300 livres) Cette
peinture était (est? (voir notes)) située au-dessus du maître autel à la
même place que la toile de J.C. Franchère, représentant Saint-Marc et le
lion à tête d'homme. |
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(photo Gérard Morisset 1941. IBC) |
Ce
bénitier (1813) de Pierre dit Latour, ayant appartenu à la Fabrique de
Saint-Marc et qui requiert un bon nettoyage, n'est plus utilisé, il est
oublié depuis plusieurs années. (voir notes sur les pièces d'orfèvrerie
à venir) |
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Jubé de l'église Saint-Marc 1819 (photographie de François Brault) |
Oeuvre
de Pierre Noiseux, maître-sculpteur Suivant
la convention signée par la Fabrique et le maître-sculpteur, le jubé est
fait conformément au jubé de Varennes et les ornements semblables aux
ornements du jubé de Longueuil. (AFSM-1o
RCDM (À la fin du registre inscrit
tête-bêche) : << Copie d'une assemblée tenue le 8 mars 1819. >>) Monsieur
Pierre Noiseux a fait entre autres un confessionnal en bois sculpté en
1820, ainsi que le baptistère.(voir notes) |
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Le Saint Rosaire Yves Tessier 1824 |
Le 25 janvier 1824, le curé
Pierre Robitaille (1810-1830) convoque une assemblée des anciens et
nouveaux marguilliers et on décide d'acheter deux tableaux présentés par
le peintre
Louis Dulongpré
(1754-1843)Louis Dulongpré: « Le
Saint Rosaire » et « La mort de Saint François-Xavier. Pour entourer les
tableaux, on commande au Cournoyen Jérôme Pépin, sculpteur et ancien
apprenti de Quévillon (Jean Palardy, Les Meubles anciens du Canada
français, page 392) deux grands cadres peints en noir et or pour les
nouvelles toiles. (AFSM-RADM. Année 1824)(voir notes) C'est le peintre
Yves Tessier qui signe l'acte d'achat des deux tableaux et s'engage d'en
faire quatre autres, deux pour le Corps de l'église et deux autres pour
être placés auprès du grand autel. (Ibid. Année 1824- 21 novembre) |
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Publication : 15 janvier 2004
Révision : 6 mars 2010
Réalisation : Jacques Hébert
Société d'histoire de Cournoyer
