NOTES ET ANECDOTES
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Photo prise au début du xxe de l'église de St-Marc avec son cimetière. Sont à remarquer le clocher à double lanterne, à gauche le presbytère et à droite de l'église, la première école construite au bord du Richelieu. (photo : collection de André Noël) Ouverture de la première église Aux dires d'un ancien de la paroisse, le sieur Blanchard, cet édifice aurait été livré au culte dans le cours de l'été ou de l'automne 1801. Il était alors âgé de 12 ans. Il n'existe aucun acte authentique de sa bénédiction et sa prise de possession. (AESH Desnoyers, Man. Cit.)
La prédication de Saint-Pierre (1908) Joseph Charles Franchère (1866-1921) Détail du Lion de saint-Marc à tête humaine de Joseph Franchère 1908 (photo : Stéphanie Mondor, collection de l'auteur Georges Bellemarre) Nous avons vu que la toile de Wolff a disparu, mais où? Simone Ducharme, native de Saint-Marc, nous explique : Notre mère nous a souvent dit qu'il y avait dans l'église de Saint-Marc, une peinture représentant Saint-Marc debout avec son lion, au-dessus du maître-autel et qu'en 1908 on a demandé à Franchère de peindre un autre Saint-Marc et que la vieille peinture de la même grandeur est en arrière de la peinture actuelle. L'évêque de Saint-Hyacinthe (Mgr Bernard) est venu à Saint-Marc après la restauration de 1908 et trouvait le vieux Saint-Marc plus juste et plus ressemblant que le nouveau. (Communication orale de mademoiselle Simone Ducharme, le 26 février 1972)
Aiguière
baptismale en argent massif. Oeuvre de Solomon Marion façonnée en 1818 à
la demande de la Fabrique de Saint-Marc (photo : IBC. Gérard Morisset
1941) L'aiguière, représentée sur la photo ci-dessus, est confiée à une maison d'ornements religieux de Montréal pour restauration. On remarque sa substitution par une reproduction argentée non poinçonnée. La Fabrique intente une poursuite contre la maison d'ornements et obtient un jugement favorable de la Cour Supérieur de Sorel. La sentence est rendue en 1975 et la Fabrique reçoit la somme de 3,000 $. Tableaux
Résurrection Yves Tessier (1800-1847) Suivant monsieur Gérard Morisset les tableaux « La Flagellation » et « La descente de la Croix » seraient des reproductions de deux toiles de l'église d'Oka, peintes par Nicolas Lefebvre. (IbC : Notes de Gérard Morisset, 1941. Dossier Saint-Marc) Les deux dernières toiles de Tessier, exposées dans le choeur, représentent Saint-Pierre, côté Épître et Saint-Paul, côté Évangile. (AESH Desnoyers, Man. Cit. ) Tout porte à croire que ces deux tableaux ont subi le même sort que la toile de Wolf et seraient en dessous des tableaux de la Foi et la Charité peints par Franchère en 1908-1909.
Réalisé par : Jacques Hébert |
Détail du maître autel, oeuvre de Louis-Amable Quévillon. Bois sculpté
Sculpture entre les colonnettes du baldaquin (photo : Stéphanie Mondor, collection de l'auteur Georges Bellemare)
Porte du tabernacle figurant le pélican et ses trois petits dans le nid. (photo : Stéphanie Mondor, collection de l'auteur Georges Bellemare)
Sanctuaire de l'église de Saint-Marc Seul ensemble complet au Québec du sculpteur Louis-Amable Quévillon, exécuté entre 1804 et 1808. (photo : Stéphanie Mondor, collection de l'auteur Georges Bellemare)
ORFÈVRERIE Sur douze pièces d'orfèvrerie que les marguilliers de la Fabrique de Saint-Marc ont la sagesse de commander à différents artisans (Pierre Huguet dit Latour, Solomon Marion, Paul Morand...) entre 1794 et 1837, trois disparaissent avant 1941 et cinq autres entre 1958 et 1972. Il ne reste donc plus présentement au trésor de la Fabrique que quatre de ces précieuses oeuvres. Croix d'argent : Nous ne savons pas ce qu'est devenue la croix de procession en argent. Par contre les oeuvres commandées en même temps que la croix, l'assiette à burettes et l'instrument de paix font toujours partie du trésor de la Fabrique Lors des grands travaux de modernisation du presbytère, le curé d'alors, maniant tout aussi bien le goupillon que l'égoïne, décide d'ouvrir deux très grandes fenêtres dans le mur du presbytère du côté de l'église. Les travaux vont bon train, mais tout à coup une pierre, du mur en démolition, se détache et tombe juste sur le bénitier d'argent et l'écrabouille. C'en était fini du bénitier. Cette malheureuse anecdote nous a été racontée par un témoin oculaire. PORTE DIEU EN ARGENT MASSIF Oeuvre de Paul Morand vers 1837, le curé en poste en 1971 vend l'oeuvre à un brocanteur de passage pour la somme (comme il le dit) de cent belles piastres. Lors de l'assemblée des marguilliers du 30 janvier 1972, le pauvre curé se confesse. Le président de l'assemblée (le curé) fait part aux six marguilliers présents, d'avoir vendu en août 1971, un porte-Dieu assez ancien,t avoir été payé , en argent. Les marguilliers ont résolu à l'unanimité de « passer le linge » sur cet incident tout en rappelant la parole du Maître : allez en paix... et ne pêchez plus. (AFSM-4o RCDM Année 1972)
Baptistère oeuvre de Pierre Noiseux (photo : Stéphanie Mondor, collection de l'auteur Georges Bellemare)
Le buffet bas Ce buffet a tendance à changer de place. Blanche Jeannotte nous raconte : Je me souviens que les fonts baptismaux ont été réinstallés dans l' église de Saint-Marc au début du siècle. Ils avaient été enlevés à un moment donné par un curé et ils étaient rendus sur un tas de paille, dans la grange d'un habitant de la paroisse. (Communication verbale de mademoiselle Blanche Jeannotte, Montréal, le 22 mars 1967) En 2003, il a encore déménagé, mais cette fois près de la balustrade et de l'allée du centre. Il a été restauré par madame Gisèle Drouin-Parizeau, artiste-peintre. |