ESSAI HISTORIQUE DE LA CORPORATION MUNICIPALE DE SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU
LES ÉLECTIONS MUNICIPALES (abrégé)
Première partie : Période 1856-1900
ABRÉGÉ
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Premier maire John
Frazer De Berry (juillet 1855)
Dans les municipalités
rurales, petites agglomérations où tout un chacun se connaît, les
périodes d’élections soulèvent fréquemment les passions.
À
mon avis, au début de notre incorporation municipale, la procédure
électorale est simple, mais pas tellement structurée. Jusqu’en 1873, il
semble qu’il y ait des élections à tous les deux ans pour tous les
membres du conseil.
Le maire est choisi
parmi les conseillers élus lors d'une élection.
Généralement, son élection a lieu à la première réunion du conseil
suivant l'élection des membres de ce conseil. Ils procèdent à l'élection
du maire par simple résolution.
Une élection
peut-être contestée. C’est la cour de justice qui juge si telle élection
doit être annulée. Cette situation s’est produite en 1866, 1933 et 1946.
Généralement, le
conseil nomme un des membres de son conseil, ordinairement le maire,
comme président de la prochaine élection. À certaines élections, le
président d'élection devenait en conflit d'intérêts. En 1874, c’est la
première fois que le conseil nomme le secrétaire comme président
d’élection.
Le code municipal
crée certaines procédures pour la tenue d'une élection. Suivant une
publication du code municipal de 1888, comprenant tous les amendements
jusqu'à ce jour, nous pouvons lire qu'une élection est tenue tous les
ans et doit se tenir le second lundi de janvier à 10 h de l'avant-midi.
L'assemblée de mise en nomination prend fin une heure après son début.
Après cette heure si cinq et plus d'électeurs demandent l'établissement
d'un bureau de vote (poll), le président d'élection doit l'ouvrir sur le
champ afin d'enregistrer dans un registre le vote des électeurs. Si à 16
h, il y a encore des électeurs qui n'ont pas voté, le président ferme le
groupe pour l'ouvrir le lendemain de 10 h jusqu'à 16 h à moins que tous
les électeurs n’aient voté avant 16 h. À la fin de la mise en
nomination, si aucun électeur n'a demandé l'ouverture d'un groupe, le
président ordonne l'ouverture d'un bureau de vote. Séance tenante, il
procède au vote à main levée pour élire les candidats dont la
candidature était contestée.
Il est arrivé quelques fois que le
président nommé à une réunion du conseil suivant une élection se soit
proclamé maire lors de l'élection du maire. En effet sur égalité des
voix, le président de l’assemblée a voté pour lui-même.
En 1905, à l’élection
de trois conseillers, douze candidats sont en élection.
En 1906 à l’élection
de deux conseillers, l’élection est très contestée et se tient pendant
deux jours. Il en est de même en 1907.
Jusqu’en 1911, on nomme le
secrétaire comme président d’élection.
En 1916, le secrétaire est
à nouveau nommé président d’élection
En 1917, la loi sur les
élections est modifiée. Pour la première année d’élection, le 10 janvier
1917, le conseil en entier est soumis à une élection. Le maire est
désormais élu par les électeurs. La mise en nomination doit être
produite sur un bulletin de présentation dûment signé par deux électeurs
et déposé par eux lors de l’assemblée de mise en nomination. Tous les
candidats sont nommés par acclamation lors de cette élection.
Quelquefois, des électeurs
contestent l’éligibilité de candidats ou de membres du conseil. C’est
arrivé en 1924, de même qu'en 1932 et en 1935.
On retrouve plusieurs
plaintes au sujet de la liste électorale. La liste électorale est
révisée lors d’une réunion du conseil avec avis aux contribuables.
Publication 8 juillet 2010 Réalisation Jacques Hébert Société d'Histoire de Cournoyer
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