ESSAI HISTORIQUE DE LA CORPORATION MUNICIPALE DE SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU

LES SERVICES D'AQUEDUC

Période : 1856-1950 


Aqueduc du village

La première inscription concernant une résolution pour un service d’aqueduc se trouve dans le procès-verbal du 10 septembre 1888. Monsieur Clovis Senécal présente au conseil une requête en date du 6 août 1888. Cette requête est une demande d’autorisation afin de construire une conduite d’eau sur le côté nord du chemin de front dans le village et ses environs. Le conseil accepte la demande.


À sa réunion du 9 mars 1891, le conseil accepte une exemption de taxe concernant l’aqueduc de Monsieur Clovis Senécal. En retour, la municipalité peut prendre l’eau de l’aqueduc pour combattre les incendies.


Le premier octobre 1900, Monsieur Charles Blanchard et ses futurs associés demandent au conseil la permission de passer un aqueduc sur le côté nord du chemin de front de la première concession. Le conseil accepte la demande, mais exige qu’il y ait entente avec Monsieur Clovis Senécal. La nouvelle compagnie projetée devra respecter les droits que possède Monsieur Senécal par son aqueduc actuel. Les conditions de ce transport doivent être réglées par voie d’arbitrage. La motion (résolution) est mise aux voix et est remportée sur division. Le conseil oblige la nouvelle compagnie d’aqueduc à remettre les terrains en bon ordre après l’exécution des travaux.


En juillet 1903, les évaluateurs estiment l’aqueduc du village au montant de 400 $.


Entente : participation dans la nouvelle compagnie d'aqueduc

Le 4 janvier 1904, une réunion du conseil est tenue à 14 h, devant le conciliateur F.X. Vanasse, curé de Saint-Marc, qui intervient pour une conciliation entre Messieurs Alexis Chicoine et Clovis Senécal. Monsieur Senécal reconnaît devoir payer le montant réclamé par la nouvelle compagnie d’aqueduc. Ce montant n’est pas inscrit dans le rapport fait devant le conseil. Le même jour à 10 h d’autres litiges avaient été réglés, mais les parties n’étaient pas d’accord pour la récupération des parts dans la nouvelle compagnie d’aqueduc.


Le premier février 1922, Monsieur J. R. Noël demande au conseil l’autorisation de continuer les services de l’ancienne compagnie d’aqueduc sous le nom de la Compagnie d’Aqueduc de la paroisse de Saint-Marc. Le tracé débute depuis le parcours actuel, partant de la source d’en haut de la côte du lot 144, pour se diriger suivant la ligne de division des terrains de Michel et E. Moreau. La conduite d’eau traverse le chemin des trente pour se continuer dans la ligne de division entre les lots 37 et 38 jusqu’au chemin de front de la première concession. La conduite, à partir d’un point situé vers le milieu de la terre de Fontaine, longe le côté nord-ouest de la première concession jusqu’à la ligne sud-ouest de Joseph Girard. La conduite parcourt sur son passage toutes les terres latérales et parallèles venant déboucher dans ledit chemin de front. Le conseil accepte la demande à condition que la compagnie se rende responsable de tous les travaux.

19 avril 1922 : Le conseil homologue le règlement portant le numéro 85. Ce règlement accorde à J. Noël et Al. Le droit de maintenir le service d’aqueduc sur le parcours actuel de l’aqueduc de Saint-Marc, appelé sous le nom de la Cie. D’Aqueduc de la paroisse de Saint-Marc. Le conseil accorde à cette compagnie le droit exclusif de service d’aqueduc dans le secteur et la compagnie doit maintenir le parcours actuel pour une période de vingt-cinq ans. Le parcours est similaire à celui décrit dans la résolution du premier février dernier. Le règlement spécifie que le service doit être accordé sur son parcours à tous ceux et celles qui le désirent ainsi que ceux qui habitent les rues latérales du village. La compagnie doit maintenir son aqueduc en bon état et elle se rend responsable des accidents résultants de ses opérations. Ce règlement abroge tous les règlements antérieurs.

Aqueduc Rang des soixante

En 1898, le 10 octobre, le conseil autorise Monsieur Napoléon Beaudry à passer un tuyau d’aqueduc le long du rang des soixante pour se rendre à la ligne de division entre les terres de Monsieur Amédé Charron et celle de Monsieur Esdras Perron.


Aqueduc Vary

Le 4 novembre 1901, Messieurs Ludger et Napoléon Vary demandent l’autorisation de construire une conduite d'aqueduc le long du chemin de front de la première concession. La conduite débuterait chez Monsieur Ludger Vary pour se rendre jusqu’au petit moulin de Beloeil et autres endroits.

En 1942, le 2 septembre, le conseil vote un avis de motion concernant un règlement permettant le passage de l’aqueduc Vary.

 


La Claire Fontaine

En 1912, le 3 septembre à une réunion du conseil tenue à 14 h, la compagnie d’aqueduc La Claire Fontaine se voit accordée la permission de construire une conduite d’alimentation d’eau potable le long du rang des trente. Cette conduite serait construite de chez Monsieur Ulric Senécal jusque chez Monsieur Arthème Messier. Le conseil spécifie que la compagnie est responsable de tous dommages pouvant être causés durant les travaux actuels et à venir.

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L'eau était pompée dans un réservoir élevé sur sa propriété (lot 55), en arrière de son magasin situé à l'actuel 627 Richelieu. De ce réservoir, l'eau était acheminée dans un tuyau enfoui sous le côté nord-ouest du chemin de front et sous les rues secondaires, auquel tuyau les propriétaires intéressés s'étaient raccordés.

(Photo : Collection André Noël)

Nous ne connaissons pas l’année exacte de cette photo.

Source : Album souvenir Saint-Marc-sur-Richelieu 1792-1992, Marthe Beaudry

Collaboration Yvon Handfield

Avant la fin des années 1888, les citoyens du bord de l’eau de Saint-Marc ignoraient l’eau courante et ses bienfaits. Mais en cette année 1888, un marchand de la place, Monsieur Clovis-O. Senécal décide de construire un aqueduc qui desservirait les propriétaires des lots 45 à 60. La source d’eau se situe sur le lot 144, propriété de Messieurs Michel et Éméry Moreau.


Le château d'eau de la compagnie d'aqueduc du village de Saint-Marc de 1925 à 1945.

Photo : Paul Bellemare, 10 janvier 1932

Collection : Anne-Marie Bellemare

Extrait : Publication 1792-1992 Saint-Marc-sur-Richelieu


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Aqueduc des 30

En 1927, le 3 mars, des citoyens intéressés s’adressent au conseil pour demander la permission d’installer un aqueduc privé dans le haut du rang des trente. La demande ne se veut pas un droit exclusif de passage dans ce rang. Elle se veut un droit de construire une conduite d’eau potable soit dans le fossé ou le chemin des trente sur une distance s’étendant à partir de chez Monsieur L’Heureux, se dirigeant vers le Nord-Est jusqu’à la propriété de Monsieur E. Moreau. Le conseil accorde le permis de passage à la condition que les intéressés prennent toutes les responsabilités concernant la confection et l’entretien, présentes et à venir.


Aqueduc de Beloeil

En 1948, le 7 juillet, Monsieur Arthur Noël s’adresse au conseil pour demander que la compagnie d’aqueduc de Beloeil s’entende avec les intéressés du rang des 30 avant de renouveler le permis de cette compagnie.


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Publication : 12 mars 2010

Révision :

Réalisation Jacques Hébert

Société d'Histoire de Cournoyer